55/40

Artist en résidence: Léonard de Muralt, Marie Griesmar
( en bas picts gallery)

55/40 apparaît comme comme un chiffre ou une cryptologie mystérieuse, qui révèle une signification que l’on pourrait découvrir en visitant l’exposition. 

55/40 a une nature semblable au complot, dans sa manière de se présenter, d’apparaître sur les affiches d’espace libre et les flyers qui en annonce sa venue. 

Nous sommes constamment soumit au flux de complots qui viennent d’internet mais aussi d’histoires qui se racontent de bouche à oreille. 

55/40 est par conséquent une invitation à une lecture paranoïaque dans la mesure où le visiteur cherchera dans les œuvres réalisées par les artistes : Marie Griesmar et Léonard de Muralt, les clés et les indices pour déchiffrer ce titre, ces chiffres, ce rapport. 

Pourtant, l’utilisation de la raison ici peut seulement induire le visiteur en erreur, le complot se désamorce par lui même dans l’exposition par l’absence de rapport direct entre 55/40 et les œuvres exposés. C’est un complot d’un complot, l’exposition comme un complot, contre qui ? Pour renverser quel type d’ordre ?   

55/40 est le point de départ par lequel les artistes ont voulu ponctuer leur présence à Bienne, se laissant la liberté d’élaborer une série de travaux, se libérant de l’engagement qu’un titre en mots aurait inévitablement provoqué. 

55/40 est par conséquent un sigle qui se superpose à espace libre en le transformant ainsi dans un lieu d’expérimentation, de recherche, d’échange et d’exploration. Cette dénomination cryptée transforme l’espace d’exposition dans une sorte de zone51. Que ce passe-t-il vraiment ? 

Chercher une signification ou un lien direct avec les œuvres serait comme chercher un lien entre le nom Zone 51 et ses activités ou pour rester dans un milieu artistique, chercher une explication dans le nom « Club 57» de New York pour expliquer ses soirées.  

55/40, Zone51, Club 57, des noms qui cachent et qui rendent visible en même temps. 

55/40 est la promesse que quelque chose s’est bien déroulé à espace libre, il définit un lieu où un certain nombre d’activités ont eu lieu.

Le regardeur trouvera peut-être des liens avec certaines architectures de Bienne, des liens avec des précédent travaux d’artistes, avec des arts décoratifs, des liens avec le bricolage ou tout simplement avec la saison des fêtes de fin d’année. Tous les liens que la raison peut faire sont corrects, toutes les coïncidences sont justes. 

55/40 est un réel complot dans la mesure où il est immédiatement démasqué par la réalité des œuvres et seul les regardeurs pourront dire si le complot a marché ou pas et d’en définir les objectifs. 

55/40 désoriente la raison pour laisser libre à la perception, il ne cache aucun mystère insondable, il est une invitation à la relation libre des idées.